Le blog des insomniaques et des dormeurs du stage de Claudine Doury aux Rencontres Photographiques en Arles (promo Avril 2012)
Wednesday, 30 May 2012
une bonne nouvelle
Une des photos (sauvée du plantage de ma carte mémoire), ah, quelle émotion (même si ça fait un peu "eyes wide shut").
On a aussi pensé bien fort à toi Ilka :-)
Tuesday, 22 May 2012
Monday, 21 May 2012
Gloire à notre Déesse K
Gloire à notre Déesse K
Ki est venue pour nous pauvres humains
Mes soeurs, mes frères, regardez, écoutez
Propagez son message
Gloria
Gloria
Laudamus Te, benedicimus Te, adoramus Te,
Déesse K
(méfiez vous des imitations)
Front Messianique International
Ki est venue pour nous pauvres humains
Mes soeurs, mes frères, regardez, écoutez
Propagez son message
Gloria
Gloria
Laudamus Te, benedicimus Te, adoramus Te,
Déesse K
(méfiez vous des imitations)
Front Messianique International
Wednesday, 16 May 2012
Pour les insomniaques
Plus tard dans la nuit, l'insomnie fit remonter a la surface le Traité de la ponctuation de Jacques Drillon que j'avais acheté lors de mon année d'étude, 1991, paniqué a l'idée qu'on eut pu consacrer deux cents pages d'un livre de six cents à la virgule (…)
Maudite insomnie. Un bruit, un rêve, un chien, une minuscule modification de la nuit et voilà, si petite soit-elle, qu'une part de vous ne se livre plus pleinement au sommeil - et que soudain cette part accroche une idée, une idée dont on sent qu'elle pourrait tourner longtemps avec vous dans les draps. Si l'on tient a dormir encore, cette idée il est de toute première urgence de l'éteindre : c'est une question de milliseconde. Mais attention : pas de brusquerie, pas à la lance de pompiers : il ne s'agirait pas de secouer trop de chimie la-dedans et que ça s'emballe et que tout le cerveau comprenne qu'en douce on est parti à la chasse a l'idée et veuille participer. L'éteindre plutôt au compte-gouttes. Donc, et c'est bien la difficulté, avec une dépense d'énergie proche du néant en même temps qu'une acuité et une accélération foudroyantes - que cette idée dissidente n'ait ni le temps de se propager ni même celui de gonfler tant soit peu - et qu'une fois occise, le sommeil, promptement, recontamine la part de vous qu'il venait de perdre quelques secondes…
Raté donc. Nuit de virgules.
- Frederic Lecloux
Maudite insomnie. Un bruit, un rêve, un chien, une minuscule modification de la nuit et voilà, si petite soit-elle, qu'une part de vous ne se livre plus pleinement au sommeil - et que soudain cette part accroche une idée, une idée dont on sent qu'elle pourrait tourner longtemps avec vous dans les draps. Si l'on tient a dormir encore, cette idée il est de toute première urgence de l'éteindre : c'est une question de milliseconde. Mais attention : pas de brusquerie, pas à la lance de pompiers : il ne s'agirait pas de secouer trop de chimie la-dedans et que ça s'emballe et que tout le cerveau comprenne qu'en douce on est parti à la chasse a l'idée et veuille participer. L'éteindre plutôt au compte-gouttes. Donc, et c'est bien la difficulté, avec une dépense d'énergie proche du néant en même temps qu'une acuité et une accélération foudroyantes - que cette idée dissidente n'ait ni le temps de se propager ni même celui de gonfler tant soit peu - et qu'une fois occise, le sommeil, promptement, recontamine la part de vous qu'il venait de perdre quelques secondes…
Raté donc. Nuit de virgules.
- Frederic Lecloux
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